A propos de Julie Roubergue
Je suis Julie Roubergue, illustratrice et fondatrice de Julie Roubergue Illustrations. Depuis mes débuts à Copenhague jusqu’à mon atelier près de Bordeaux, je dessine des villes, des paysages, des maisons et des instants de vie, avec toujours la même envie : créer des illustrations qui racontent les lieux et les souvenirs auxquels nous sommes attachés.
Tout a commencé à Copenhague
Il y a dix ans, je posais mes valises à Bordeaux avec quelques cartons, des carnets de croquis et l’envie de commencer une nouvelle vie en France.
Pourtant, l’histoire de mon atelier n’a pas commencé ici.
Elle est née quelques années plus tôt, au Danemark, dans une ville qui allait profondément marquer mon regard : Copenhague.
Pendant près de dix ans, notre famille y a vécu. Nous y avons construit notre quotidien, vu grandir nos enfants et découvert une autre manière de vivre et de regarder le monde.
C’est aussi là que je me suis lancée dans l’illustration.
À cette époque, je dessinais avant tout pour le plaisir. Puis une opportunité s’est présentée : participer à une exposition, le French Art Day, organisée à Copenhague.
Cette journée a marqué un véritable tournant. Les visiteurs ont commencé à acheter mes illustrations et les premières commandes ont suivi. Pour la première fois, je me suis autorisée à penser qu’il était peut-être possible de vivre de mes dessins.
Plus encore que les ventes, cette exposition m’a apporté quelque chose d’essentiel : la confiance.
Dessiner la ville autrement
Mes premières illustrations représentaient les silhouettes emblématiques de Copenhague.
Chaque matin, en traversant la ville, j’étais fascinée par les flèches des églises, les tours et les monuments qui se découpaient dans la lumière. L’architecture de Copenhague est incroyablement graphique : des lignes élégantes et des silhouettes immédiatement reconnaissables.
J’ai commencé à les simplifier, à jouer avec les aplats de couleurs et les contrastes. Sans vraiment m’en rendre compte, je trouvais peu à peu le langage graphique qui m’accompagne encore aujourd’hui.
Très vite, les collections se sont agrandies : de nouvelles affiches, de nouvelles cartes, de nouvelles couleurs. Chaque illustration racontait un quartier, un moment ou un détail de cette ville que j’aimais profondément.
Déjà, je ne cherchais pas seulement à représenter un lieu. Je voulais créer des images que l’on garde parce qu’elles évoquent un endroit, un voyage ou un souvenir.
Bordeaux, un nouveau départ
En 2016, après presque dix années passées à Copenhague, nous avons quitté le Danemark pour nous installer à Bordeaux.
Il fallait tout recommencer : retrouver des repères, reconstruire un quotidien et donner une nouvelle place à mon travail en France.
Très vite, j’ai eu envie de dessiner cette nouvelle ville. Ses façades, ses places, ses monuments et ses silhouettes sont devenus une nouvelle source d’inspiration.
J’ai commencé par observer Bordeaux comme je l’avais fait à Copenhague : en cherchant ce qui la rend immédiatement reconnaissable.
Aller à la rencontre du public
À Bordeaux, mon travail a aussi commencé à sortir de l’atelier.
J’ai participé à mes premiers marchés, notamment le Xmas Market à Darwin, Made in Bordeaux et le Little Market.
Ces rendez-vous m’ont permis de rencontrer directement les personnes qui découvraient mes illustrations, d’échanger avec elles et de comprendre ce qui les touchait dans mon travail.
Peu à peu, mes affiches ont également trouvé leur place dans des boutiques. Bordeaux est devenue la ville où mon activité s’est véritablement installée en France.
Quand les maisons sont devenues des souvenirs
Une maison n’est jamais seulement une maison
Les Portraits de Maison sont arrivés assez naturellement dans mon travail.
Depuis plusieurs années, je dessinais des villes, des façades et des architectures. Puis certaines personnes ont commencé à me demander si je pouvais dessiner leur propre maison.
Derrière ces demandes, j’ai vite compris qu’il y avait bien plus qu’une simple envie de représenter un bâtiment.
Une maison peut raconter une enfance, des étés en famille, des enfants qui grandissent, des repas partagés, des souvenirs accumulés au fil des années.
C’est ainsi que les Portraits de Maison sont peu à peu devenus une partie importante de mon travail.
Dessiner les lieux qui comptent
Chaque portrait commence par des photographies et quelques échanges.
Je dessine bien sûr la maison, mais aussi tous les petits détails qui la rendent unique : une plante devant une fenêtre, un arbre dans le jardin, une voiture, un vélo, un animal, une couleur particulière ou un élément d’architecture auquel les propriétaires tiennent absolument.
Certains détails semblent minuscules. Pourtant, ce sont souvent eux qui racontent le mieux l’histoire du lieu. Et c’est probablement ce que je préfère dans ces commandes : les histoires que l’on me confie avec les maisons.
Une cliente m’a demandé un jour de dessiner la maison où elle avait grandi pour l’offrir à son frère. Une autre voulait garder le souvenir d’une maison familiale avant qu’elle ne soit vendue. D’autres encore choisissent un Portrait de Maison pour célébrer un mariage, un anniversaire ou une nouvelle vie qui commence.
Aujourd’hui, j’ai dessiné plus de 200 Portraits de Maison : des échoppes bordelaises, des villas du Bassin d’Arcachon, des maisons de famille, des appartements, des châteaux… autant de lieux et de souvenirs auxquels donner une place.
Je dessine les souvenirs qui y vivent. »
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De Bordeaux à toute la France
Après Bordeaux, j’ai naturellement commencé à regarder un peu plus loin.
Le Bassin d’Arcachon d’abord, puis les Landes et le Pays Basque : des territoires proches de chez moi, où je retrouvais cette même envie de raconter un lieu à travers quelques lignes, quelques couleurs et des détails immédiatement reconnaissables.
Puis, au fil des années, les demandes et les rencontres m’ont emmenée ailleurs en France : en Bretagne, en Normandie, à Paris, Toulouse, dans les Alpes ou encore en Provence.
Peu à peu, une véritable cartographie illustrée de la France s’est dessinée dans mes collections.
Raconter un lieu en une image
Lorsque je commence une nouvelle illustration, je cherche d’abord ce qui raconte vraiment le lieu.
Cela peut être un monument, une façade, une végétation particulière, une couleur, un paysage, un objet ou simplement une atmosphère.
J’observe, je photographie et je rassemble ces détails avant de les simplifier et de les réinterpréter à ma manière.
L’idée n’est pas de tout montrer, mais de trouver les quelques éléments qui suffisent à faire reconnaître un endroit et à réveiller le souvenir que l’on en garde.
Découvrir les affiches de villes et destinations →
Dessiner les petits bonheurs du quotidien
Pendant longtemps, j’ai surtout dessiné des villes, des paysages et des maisons.
Mais dans mes carnets et mes dossiers, il y avait aussi depuis toujours des fleurs, des plantes, des objets du quotidien et toutes ces petites scènes que j’aime observer.
Une table dressée, un café, quelques citrons, un bouquet, une plante dans la cuisine…
Des choses très simples que je dessinais souvent pour moi, sans forcément imaginer qu’elles rejoindraient un jour mes collections.
Et puis je me suis posé une question toute simple : pourquoi les garder pour moi ?
Dessiner les moments que l’on aime
J’ai commencé à intégrer à mes collections cette autre facette de mon univers.
Dans une cuisine, une salle à manger, une maison de vacances… Ces illustrations botaniques et scènes du quotidien racontaient autre chose que mes affiches de villes, tout en restant dans le même univers : des images simples, colorées et familières, inspirées de moments que l’on aime.
Un bouquet posé sur un buffet.
Un café partagé.
Une bouteille d’huile d’olive sur un plan de travail.
Tous ces petits riens racontent, eux aussi, une histoire.
Cette ouverture m’a également amenée vers de nouvelles rencontres et collaborations, notamment autour du végétal et du quotidien.
Et presque naturellement, ces scènes ont rejoint un autre univers qui m’est cher : celui de la mer et des vacances.
Une baignade. Un plongeon. Une sieste au soleil. Un déjeuner en terrasse. Les rayures d’un parasol, le bruit des vagues ou la lumière d’une fin d’après-midi d’été.
C’est ainsi qu’est née ma collection Bord de Mer : des illustrations qui parlent moins d’un territoire précis que de cette douceur de vivre et de ces instants simples dont on aime garder le souvenir.
Finalement, mon sujet n’était pas vraiment de changer : simplement de dessiner les moments que nous aimons vivre.
Aujourd’hui… et demain
Dix ans après notre arrivée à Bordeaux, mon atelier a beaucoup grandi.
Mes illustrations voyagent aujourd’hui un peu partout en France, dans des maisons, des boutiques et à travers différentes collaborations.
Pourtant, au quotidien, mon travail reste assez proche de ce qu’il était à mes débuts : imaginer de nouvelles collections, dessiner des Portraits de Maison et continuer à créer de nouvelles illustrations.
Continuer à chercher, dessiner, imaginer
Ma façon de travailler a évolué en dix ans, bien sûr. Mon trait s’est affiné, mes couleurs ont changé, de nouvelles collections sont apparues et mon univers s’est élargi.
Mais ma manière d’aborder une illustration reste finalement assez proche de celle de mes débuts.
J’observe beaucoup. Je photographie. Je collectionne les images et les idées. Je teste des couleurs, je recommence, je laisse parfois un dessin de côté avant d’y revenir quelques semaines plus tard.
Et surtout, je continue à dessiner ce qui me touche : un lieu découvert pendant un voyage, une maison dont on me raconte l’histoire, une plante dans ma cuisine ou une scène aperçue au bord de la mer.
De Copenhague à Bordeaux, des premières silhouettes de monuments aux Portraits de Maison, des paysages de France aux petits bonheurs du quotidien, mon travail a beaucoup évolué.